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Métiers d’autrefois

Les diverses abbayes ont été à l’origine d’une certaine activité industrielle. Déjà au IIIe siècle, des fours à verre étaient allumés dans les vallées de l’Aire et de l’Aisne. De nombreuses tuileries et faïenceries exploitaient les riches gisements d’argile ; elles disparurent au cours du XIXe siècle.  150 moulins à eau et à vent qui étaient en fonction, ont complètement disparu. Tous ces métiers ont disparu, certaines associations ou musées racontent leur histoire, et des artisans fabriquent à nouveau des faïences, comme à Passavant en Argonne.

Faïenceries d’Argonne

L’Argonne possède trois richesses qui ont permis, dès le début du XVIIIe siècle, le développement des faïenceries : l’argile, le bois et l’eau. La plus connue reste la faïencerie des Islettes ou faïencerie du Bois d’Epense qui a fermé ses portes en 1848. Mais d’autres ont offert des productions de qualité comme Waly, Rarécourt.

La plupart des faïences argonnaises présentent un décor en rose et vert qui ressemble aux motifs de Lunéville, Saint Clément ou Strasbourg. Des bouquets de fleurs champêtres, des animaux de la ferme, des chinois espiègles ou d’élégantes Madame Bernard  donnent vie à ces assiettes, plats, bouquetières.

Venez découvrir les faïences d’Argonne au musée d’Art et d’Histoire de Sainte-Ménehould, au musée de Varennes-en-Argonne et à la maison forte de Rarécourt.

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Musée de Rarécourt

Verreries d’Argonne

Le verre fut produit dans la vallée de la Biesme jusqu’au XXe siècle. Les fours étaient installés en pleine forêt, au milieu des coupes de bois qui leur fournissaient le combustible. La dernière usine, celle des Islettes cessa son activité en 1936.

Venez découvrir le musée du verre aux Islettes (ouvert du 8 mai au 30 septembre)

Tonnelleries

C’est à Florent en Argonne qu’a été le plus grand atelier de tonnellerie d’Argonne datant de la première moitié du XVIIIe siècle.  il y avait 180 tonneliers en 1885, 30 en 1920 et un seul en 1970. La première guerre mondiale fut en partie responsable de l’arrêt de l’activité car la région de Florent en Argonne a été une zone de violents combats. Puis les grandes maisons de Champagne et les coopératives ont progressivement adopté les cuves en béton et en inox.

Aujourd’hui, certaines maison de Champagne, comme la maison Henri Giraud à Ay, préconise et utilise des tonneaux de chêne, dont le bois est issu de la forêt d’Argonne.